CHRONIQUE DE PSYCHOLOGIE URBAINE #1

CHRONIQUE DE PSYCHOLOGIE URBAINE #1

COVID-19 : En France, la naissance de la psychologie urbaine prend tout son sens dans la période que nous traversons.

COVID-19 : En France, la naissance de la psychologie urbaine prend tout son sens dans la période que nous traversons.

La crise du COVID-19 a mis en exergue le prix du cadre de vie, la porosité entre espace privatif et espace public de proximité.

Ce sujet, au cœur des recherches de la psychologie urbaine, apparaît aujourd’hui essentiel.

La crise sanitaire que nous traversons nous recentre sur nos besoins physiologiques, sur la nécessaire satisfaction de nos besoins primaires dans nos lieux de vie. Plus que jamais il s’agit de penser la ville non pas pour mais avec ses habitant∙es, de s’imprégner de leur histoire, de leur « culture urbaine », de leur mode de vie, seule garantie de leur bien-être psychologique et de leur santé mentale.

La crise sanitaire que nous connaissons aujourd’hui nous incite à porter plus d’attention encore à notre environnement immédiat, à reconsidérer davantage les manières de l’aménager au plus près de celles et ceux qui le fréquentent.

  • Comment faire des citadin∙es, des « praticien∙nes » de leur environnement immédiat ?
  • Comment faire pour qu’ils∙elles s’y sentent protégé∙es, apaisé∙es, invité∙es ?
  • Comment concevoir des espaces publics pensés comme une prolongation de l’espace privé, appropriés aux rituels quotidiens de chacun∙es : respirer, marcher, lire, s’isoler, s’asseoir, s’abriter, échanger, jouer … ?

 

Voici des questions auxquelles se propose de répondre notre équipe de psychologues urbains.

Discipline émergente, la psychologie urbaine fait son entrée dans le vaste champ des métiers de l’urbanisme et prend tout son sens dans l’aménagement des espaces urbains, en proposant une oreille attentive et professionnelle. 

À la croisée de la psychologie environnementale et de la psychologie du travail, la psychologie urbaine se positionne comme une nouvelle discipline à considérer dans la conduite des projets urbains, discipline qu’il ne faut en aucun cas confondre avec les métiers de la communication, de la concertation stratégique. 

Basée sur des modèles théoriques qui s’inscrivent dans le champ des sciences humaines et sociales ainsi que sur des méthodologies précédemment testées dans certaines zones urbaines, la psychologie urbaine propose d’aller vers un environnement urbain plus adapté aux besoins humains. 

L’essence même de ce nouveau métier est la libération de la parole : aller vers les citadin∙es pour échanger, écouter, partager leur vécu, leurs appréhensions, leurs attentes, leurs émois, leurs besoins d’amélioration de leur cadre de vie. Mettre en œuvre une qualité d’écoute en totale indépendance, et sous couvert de la confidentialité induite par le code de déontologie des psychologues.

 

Dans la série de chroniques à venir, intitulées “Chronique de psychologie urbaine”, le cabinet Hurba proposera de partager les grands concepts qui caractérisent cette nouvelle discipline. 

Nous y exprimerons notre volonté de replacer l’humain, les interactions sociales et la satisfaction des besoins primaires au cœur des réflexions, avec l’ensemble des acteur∙rice∙s de l’aménagement urbain – résident∙e∙s, usager∙ère∙s, élu∙e∙s, architectes, urbanistes, paysagistes, ingénieur-e-s, aménageur∙euse∙s etc.

Le bien-être et la santé, notamment mentale, sont des enjeux essentiels en milieu urbain. Nous verrons, dès l’article suivant, en quoi la ville agit directement sur la santé mentale de ses habitant∙e∙s et comment nous pouvons promouvoir une meilleure résilience psychologique dans les espaces urbains.

Écoutons la ville, entendons celles et ceux qui la vivent et rendons la plus agréable à vivre !

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